J’AI CRÉÉ CETTE MARQUE
EN REGARDANT MON PASSÉ AUTREMENT.
Pas pour raconter toute ma vie. Pour raconter ce qui a laissé une trace.
J’AI LONGTEMPS CRU QU’IL FALLAIT RENTRER DANS LES CASES.
Être à la hauteur. Faire les bons choix. Suivre le chemin qu’on attendait de moi.
Et puis il y a eu les détours, les remarques, les doutes. Ces moments où l’on finit presque par croire que les autres avaient raison sur nous.
CERTAINES PHRASES NOUS SUIVENT LONGTEMPS. ELLES NE DÉCIDENT PAS DE LA SUITE.
Créer MAUVAIS ÉLÈVE m’a obligée à replonger dans beaucoup de souvenirs. Certains m’ont fait sourire. D’autres m’ont fait pleurer.
Parce qu’en construisant cette marque, j’ai dû regarder mon propre parcours autrement : les erreurs, les détours, les personnes qui ont cru en moi avant même que j’en sois capable… et surtout les victoires.
MAUVAIS ÉLÈVE N’A JAMAIS SEULEMENT PARLÉ DE L’ÉCOLE.
À l’école, le mauvais élève, c’est celui qui bavarde, qui regarde ailleurs, qui ne suit pas toujours les règles, qui ne rentre pas complètement dans le cadre.
Mais en grandissant, j’ai compris que cette étiquette pouvait exister bien au-delà d’une salle de classe.
On peut être le “mauvais élève” d’une famille, d’un milieu, d’un parcours qu’on avait imaginé pour nous. Celui ou celle qui fait un autre choix, qui change de direction, qui ne suit pas exactement les règles qu’on lui avait apprises plus jeune.
Pas par provocation. Simplement parce qu’à un moment, on comprend que certaines attentes ne peuvent pas écrire toute une vie à notre place.
MAUVAIS ÉLÈVE, C’EST CELUI QU’ON PENSAIT HORS DU CADRE.
MENTION LIBRE, C’EST CELUI QUI DÉCIDE ENFIN D’ÉCRIRE LE SIEN.AVANT LA MARQUE, IL Y AVAIT DÉJÀ L’ÉLÈVE.
Presque vingt ans plus tard, j’ai écrit à l’un des rares professeurs dont je gardais un souvenir intact. Je lui ai demandé quelle élève j’étais, à ses yeux.
Je ne voulais pas orienter sa réponse. Je voulais retrouver, à travers ses mots, une trace de celle que j’étais avant de savoir où la vie me mènerait.
Il m’a répondu : « Tu étais tendre, gentille et un peu taciturne, mais une vraie tigresse lorsque tu remettais avec véhémence tes camarades qui t’embêtaient. Je te laissais faire car tu avais toujours raison. »
En lisant ces mots, j’ai reconnu quelque chose de profondément familier. Comme si, derrière les années, les détours et tout ce qui avait changé, cette jeune fille était encore là.
Ce souvenir m’a touchée d’une façon particulière : il venait de quelqu’un qui m’avait connue bien avant que MAUVAIS ÉLÈVE existe, bien avant que je puisse donner un sens à certains morceaux de mon parcours.
J’avais commencé mon message en lui disant que je lui écrivais un peu comme on jette une bouteille à la mer. Il l’a terminé par ces mots :
— Monsieur Ben Azouz, l’un de ces professeurs qu’on n’oublie pas.
Cette phrase est restée avec moi. Parce qu’elle résume quelque chose que j’ai mis des années à comprendre : un détour n’annule pas une trajectoire. Parfois, c’est même lui qui finit par lui donner du sens.
JE VOULAIS CRÉER QUELQUE CHOSE QU’ON PUISSE PORTER.
Je ne voulais pas simplement écrire ces mots quelque part. Je voulais qu’ils vivent.
Qu’on puisse choisir une pièce parce qu’on aime son allure, puis découvrir qu’elle raconte aussi quelque chose de nous.
C’est comme ça que MAUVAIS ÉLÈVE est devenu une marque de vêtements.
Pas pour afficher une réussite. Pas pour glorifier l’échec.
CE QU’ON PORTAIT COMME UNE ÉTIQUETTE,
ON PEUT AUJOURD’HUI LE PORTER PAR CHOIX.
CE N’EST PAS UNE REVANCHE CONTRE QUELQU’UN.
C’EST UNE FAÇON DE REPRENDRE POSSESSION DE SON HISTOIRE.
Si MAUVAIS ÉLÈVE peut rappeler à quelqu’un qu’un parcours différent n’est pas un parcours raté, alors la marque aura déjà une raison d’exister.